Le vin primeur n’a pas attendu le marketing pour exister : C’est une vieille habitude paysanne née du plaisir de goûter le jus de la dernière vendange. Un plaisir qu’on partageait d’abord entre vignerons et clients de passage venus “sentir la cuvée”.
Au fil des années, la sortie synchronisée de certains primeurs est devenue un événement populaire. Et s’il y a bien un exemple qui a dépassé la sphère régionale, c’est celui du Beaujolais Nouveau. Instaurée en 1951, la date officielle de sa commercialisation (le troisième jeudi de novembre) est aujourd’hui connue mondialement. Il s’en écoule chaque année environ 20 à 25 millions de bouteilles, dont une grande partie destinée à l’export (plus de 40% part à l’étranger - chiffres Inter Beaujolais).
Mais la France ne détient pas le monopole : en Italie, le vino novello cartonne toujours dans certaines régions (Vénétie, Piémont), la Rioja espagnole tente l’aventure sur certaines cuvées, et de petits domaines allemands ou autrichiens proposent aussi leurs “neuer wein” (“vin nouveau” en allemand).