Avant d’aller plus loin, posons quelques repères. Un défaut du vin, c’est une anomalie, souvent d’origine microbienne, chimique ou physique, qui vient gâcher l’équilibre du vin : aspect, odeur, goût. On parle ici de ce qui rend le vin inadapté à la consommation, ou à minima désagréable.
Attention à ne pas condamner trop vite : certains arômes peuvent paraître bizarres à des néophytes, mais sont typiques de certains styles ! Exemple : une petite note animale ou de cuir dans un vieux Bordeaux, c’est attendu ; la même chose façon crottin de chèvre avancé dans un Chardonnay jeune, là, c’est suspect.
- Défaut : altère ou détruit la qualité du vin, inacceptable.
- Typicité : signature aromatique d’un terroir, d’un cépage ou d’un élevage, souvent attendue ou valorisée, parfois clivante.
Un Conseil de pro : “Souvent, le nez est le premier à donner l’alerte. Si vous sentez une odeur ‘inconfortable’ dès l’ouverture, méfiance. Mais n’hésitez pas à aérer le vin : certains arômes douteux disparaissent avec l’oxygène ; d’autres, bien installés, restent.”
(Source : Dico du vin, tout simplement, La Martinière, 2017)