Le succès massif des cépages internationaux n’a pas que des avantages : maladies, appauvrissement de la biodiversité, perte d’identité régionale, uniformisation des paysages… Tout cela commence à peser. Un chiffre édifiant : sur les 2 500 cépages recensés en Italie, moins de 10% sont exploités à échelle commerciale (Source : Istat).
Face à l’urgence climatique, de plus en plus de vignerons replongent dans les variétés anciennes, souvent mieux adaptées à la chaleur ou à la sécheresse — c’est une tendance observable en Espagne, au Portugal, et même à Bordeaux (où l’on réintroduit petits cépages comme Castets ou Marselan). La biodiversité viticole est devenue un enjeu de société : préserver les cépages autochtones, c’est sauvegarder l’avenir du vin, disent bon nombre d’experts (Source : Revue du Vin de France, 2023).