Aucun panorama ne serait complet sans évoquer d’abord le Champagne. Mais la France n’en a pas l’exclusivité, loin de là.
Le Champagne, star et symbole
- Terroir : trois cépages principaux – chardonnay, pinot noir, pinot meunier.
- Production annuelle : près de 265 millions de bouteilles en 2022 (source : Comité Champagne).
- Méthode : dite "traditionnelle" ou "champenoise" – deuxième fermentation en bouteille, vieillissement minimum sur lies (entre 15 et 36 mois… et bien plus pour les cuvées prestige).
- Styles : brut, extra-brut, blanc de blancs, blanc de noirs, rosé, millésimé…
À retenir : pour avoir l’appellation Champagne, tout, du raisin à la mise en bouteille, doit se faire dans la région Champagne – un sérieux gage de traçabilité et de style.
Crémants : la bulle qui monte
Un crémant, c’est le cousin (parfois un peu moins cher mais pas moins bon) du Champagne, produit ailleurs en France :
- Crémant de Bourgogne : travail d’orfèvre sur le pinot noir/chardonnay
- Crémant d’Alsace : le roi du rapport qualité-plaisir, souvent fruité, vif, accessible
- Crémant de Loire : chenin blanc, notes florales et acidité croquante
- Crémants du Jura, Bordeaux, Limoux, Die…
Ici aussi, la méthode traditionnelle règne, mais chaque région joue la carte de son cépage et de son terroir. Anecdote : la France produit près de 90 millions de bouteilles de crémant par an, numéro 2 derrière le Champagne (source : Fédération nationale des producteurs et élaborateurs de Crémant).
Méthode ancestrale : la bulle roots
Moins connue, elle séduit les amateurs de “naturalité” : fermentation seule, pas de liqueur (sucres ajoutés) ni de levures externes. "Pet’Nat", ou pétillant naturel, est la star de cette mouvance, des Montlouis-sur-Loire aux bulles du Sud-Ouest. Un peu sauvage… et terriblement tendance.