On ne le réalise pas toujours, mais le cerveau est un superbe interprète… et parfois un foutu illusionniste ! Plusieurs expériences menées dans l’univers du vin montrent que le choix du fond joue jusqu’à 20% sur la perception de l’intensité colorante d’un vin (source : VITIS, revue scientifique de l’Institut de la Vigne et du Vin).
Prenez deux verres de Syrah posés sur des nappes différentes : sur une nappe beige, le vin semblera plus brun, sur un fond bleu pâle, il paraîtra presque rosé. Sur le blanc, aucune tricherie : le « vrai » grenat d’un vin évolué ou la jeunesse d’un rouge violacé se repère d’un coup d’œil.
Pour les vins blancs et les rosés, la différence saute aux yeux. Un Sauvignon blanc un peu pâle semblera inexistant sur un set coloré – tandis qu’un rosé de Provence, très clair, risque d’apparaître carrément fade.
Les reflets : détails qui font la différence
Ce n’est pas tout : bien voir le fond, c’est déceler les secrets du vin. Repérer un disque orangé trahissant le temps sur un grenache, ou le petit reflet doré typique d’un Chardonnay bien élevé sur lies… Tout ça n’est visible qu’avec un fond parfaitement neutre.