Les différences de sol font le style de chaque vin : c’est vrai. Mais aucun sol n’agit seul : le climat, la topographie, l’encépagement, les pratiques du vigneron sont tout aussi décisifs (voir cette synthèse IFV Occitanie). Une Syrah granitique des Côtes du Rhône, c’est génial – sauf si on la ramasse trop mûre ou qu’on “corrige” son acidité en cave ; dommage ! Un Merlot argileux, c’est opulent – à condition de maîtriser la vigueur végétale.
Rappelez-vous aussi : tous les experts du sol sont formels : on ne “goûte” pas littéralement le sol dans le vin. Ce qu’on perçoit, ce sont les conséquences du jeu sol / vigne / climat / vigneron : acidité, tension, fraîcheur, confort du fruit, salinité, texture… C’est déjà magique, non ?