Avant même qu’un vin ne touche la langue, l’œil entre en scène. L’observation de la robe – c’est-à-dire de la couleur, de l’intensité, de la brillance du vin – fait partie intégrante de la dégustation. Mais qui peut honnêtement dire qu’il fait cette étape dans des conditions idéales dans son salon ? À moins d’avoir transformé votre salle à manger en mini-laboratoire de la Revue du Vin de France, la lumière de votre appartement travaille souvent… contre vous.
La question peut sembler secondaire. Pourtant, estimez que la couleur d’un vin livre des informations essentielles : âge, cépage, mode d’élevage, concentration, voire défauts. Si votre éclairage domestique déforme ces signaux, vos premières hypothèses risquent d’être à côté de la plaque. Quelques chiffres pour planter le décor : selon une étude menée par l’IFV (Institut Français de la Vigne et du Vin), 68 % des dégustateurs amateurs jugent différemment la robe d’un vin selon l’éclairage artificiel utilisé (Source : IFV, 2022).