Rien n’est plus naturel que de sentir. Et pourtant… Notre cerveau oublie très vite une odeur, sauf si on prend la peine de la mémoriser consciemment. Selon Jean-Noël Missa, philosophe des sciences, "on oublie 80% des odeurs non identifiées dans les 24 heures qui suivent" (source : France Culture, 2022).
- Erreur fréquente : Croire qu’on a un mauvais nez, alors que c’est la mémoire qui fait défaut.
- Manque d’entraînement : Les professionnels pratiquent leur mémoire olfactive presque quotidiennement, c’est la clé. Les amateurs progressent vite à condition d’être réguliers.
- Méthode simple : À chaque dégustation, prenez 3 minutes pour décrire ce que vous sentez à voix haute (ou dans un carnet). Le cerveau enregistre mieux une odeur qu’on verbalise. C'est une technique utilisée par les sommeliers, qui n’hésitent pas à discuter entre eux durant les exercices de reconnaissance d’arômes.
Il existe des ateliers spécifiques pour cela, mais la vie quotidienne offre un super terrain de jeu (herbes du jardin, café, pain grillé, etc.). Plus on enrichit son répertoire olfactif, plus la dégustation gagne en plaisir et en finesse.